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Paradoxe : taux de crédit au plus bas, mais un accès toujours limité

Posté le 06/11/2014 par Rémi de Pagesimmoweb

taux interet credit immoblier en baissePlusieurs mois se sont écoulés et les taux de crédit immobilier n’ont cessés d’être tirés vers le bas. On pourrait donc légitimement se dire que davantage de ménages ont de ce fait un accès facilité au crédit. Force est de constater que ce n’est pas tout à fait le cas, et seuls les dossiers les plus solides sont placés en haut de la pile. Explications.

L’immobilier est avant tout un investissement d’envergure. Et trouver une capacité de financement reste une préoccupation majeure afin d’aboutir à ce que l’on souhaite réellement en termes de logements, ou du moins on essaie de s’en approcher. Or 2014 est une année qui a vu les taux d'intérêts des crédits immobilier baisser de manière vertigineuse. On pourrait croire que c’est un signal positif pour l’activité de la transaction immobilière : qui dit taux réduit dit accès facilité au crédit. Détrompez-vous, la réalité est toute autre.

 

credit immobilier banqueLes banques tiennent une ligne de conduite proche de ce que l’on est habitué à entendre depuis de nombreuses années : ils choisissent les meilleurs dossiers pour se couvrir un maximum de tout risque de défaut de paiement. Les profils types sont les jeunes cadres primo-accédant qui ont une carrière professionnelle rassurante, ou bien les personnes ayant déjà acquis un bien et pour lesquelles l’investissement s’est passé sans accroc. Les autres devront s’assurer de couvrir un apport assez généreux avant de prétendre être aptes à contracter un crédit bancaire. Un apport s’élevant à quasiment 10% de la transaction est de plus en plus demandé. Cela assure à l’établissement une couverture d’au moins les frais de notaire, les frais de dossier, la caution, et d’avoir évidemment une petite marge de manœuvre. Il est possible d’envisager qu’un proche se porte garant pour participer à l’apport. Ensuite, il ne faut pas oublier les mensualités à payer, qui ne doivent pas être supérieures au tiers des revenus gagnés. Enfin, si des crédits sont déjà en cours, les chances de valider un second crédit seront plus minces.

La situation professionnelle et sociale est une donnée primordiale qui est étudiée par les banquiers. Ces derniers n’hésitent d’ailleurs pas à se projeter sur le long terme (naissance) et sur le poids de frais quotidien (frais de transport). Tout ça pour dire que proposer son dossier auprès d’un établissement bancaire reste une bataille administrative et ce ne sont pas les taux faibles de cette année qui viendront y changer quoi que ce soit. Être en CDI, bien gagner sa vie, être en couple avec une personne également en CDI, avoir de l’argent de côté pour proposer un apport conséquent. Toutes ces données sont des prérequis qui n’auront jamais autant étudiés et valorisés par les établissements bancaires.

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