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Les français et le crédit : une période de désamour ?

Posté le 10/07/2014 par Rémi de Pagesimmoweb

emprunt immobilierLes taux ont beau être au plus bas, cela n’empêche pas de garder une certaine réticence vis-à-vis des produits financiers que proposent les banques. Et il faut avouer que les ménages français ont beaucoup de mal à positiver sur le financement de projets d’avenir. S’endetter n’est pas à l’ordre du jour. Conjecture économique tendue oblige, les prêts immobiliers ne décollent donc pas.

 

Comparé à l’année dernière, le moral des ménages concernant l’emprunt n’est pas au beau fixe. Ifop montre du doigt une hausse du scepticisme avec 62% des français non favorable au prêt immobilier, au lieu de 54% l’an passé en 2012. Beaucoup pestent contre un manque de revenu, ne permettant pas de faire une demande sérieuse auprès des établissements bancaires et rendant ainsi l’accès au crédit difficile. Les aides financières semblent également manquer à l’appel, tandis que la peur de l’endettement prolongé en rebute certains.

jeunes ménages créditLes jeunes de 25 à 34 ans ont encore du mal puisqu'ils sont moins de la moitié à profiter de leur première propriété. Et trois quart des non propriétaires ne comptent pas le devenir prochainement.

L’accessibilité à l’emprunt reste mise en doute par bon nombre de français : un quart de la population le considère comme facile d’accès, alors que 58% le considère attractif contre 75% l’année précédente. Il y a donc une baisse de confiance vis-à-vis de ces produits financiers. Si les taux sont bas, octroyer le crédit n’est pas forcément garanti. Certaines banques continuent à adopter un comportement frileux et ne prennent aucun risque si les fonds propres du demandeur ne sont pas stables.

S’il y a bien une note positive à relever, c’est la croyance en laquelle les prix des biens immobiliers continueront de chuter ou se stabiliseront prochainement. En effet, depuis l’année dernière (2012), le prix au mètre carré a baissé de 2,5% pour les maisons (3 216€), et de 1,4% pour les appartements (2 076€) d’après une étude récente de la FNAIM.

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