Accueil du blog
0

Encadrement des loyers parisiens : un retour de bâton inattendu ?

Posté le 25/06/2015 par Rémi de Pagesimmoweb

Paris va bientôt subir un réajustement des valeurs pour la location à travers un encadrement des loyers. La loi ALUR proposée par le gouvernement Hollande demeure le cheval de bataille de leur programme politique notamment lors de la campagne de 2012. L'enjeu est d'encadrer les loyers parisiens, devenus extrêmes ces dernières années : soit trop bas, soit inaccessibles. Le but affiché est de plafonner les loyers de manière à éviter d'atteindre des montants extravagants.

 

 

Un marché de la location pour un Paris fractionné

 

carte des loyers paris 2015Désormais, le préfet fixera des loyers maximum qu'il ne sera pas possible de dépasser lors de la location des biens immobiliers à Paris. Ces plafonds seront définis par secteur, au nombre de 80, qui ont permis de mettre en valeur 14 zones spécifiques dans Paris. L'observatoire des loyers de l'agglomération parisienne a été dépêché de manière à connaître un loyer médian pour chacune de ces zones. Partant de ces données, les loyers ne pourront donc plus dépasser ce loyer médian de 20% ou être plus de 30% en dessous. Evidemment, plusieurs facteurs ont été pris en compte pour définir de manière précise un loyer médian : ancienneté du bien en question, nombre de pièces, surface, etc.

 

Un encadrement juste des loyers parisiens ?

 

encadrement loyer paris 2015Seulement, les zones qui ont été définies au départ présentent immanquablement des soucis de justice sociale et économique. Une même zone peut se composer de communes dites "populaires", tandis que d'autres seront étiquetées "chics". Mais pourtant le loyer médian sera identique pour les communes de la même zone.

Par ailleurs, certains quartiers se composent de familles vivant déjà dans un logement au loyer en dessous de la fourchette basse de la médiane fixée par les autorités (à savoir en dessous des 30% du loyer médian). Le propriétaire pourrait être tenté de rehausser la mensualité tout en étant toujours dans son bon droit car en deçà du loyer médian. Le risque est réel, même s'il est peu concevable que cela se concrétise.

A l'inverse, les locataires habitant les beaux quartiers accueillent la loi avec le sourire. En effet, ceux et celles qui jusque-là payaient un loyer au-dessus du plafond des 20% supérieurs au loyer médian peuvent tout à fait demander un réajustement des tarifs pratiqués. Il y gagnent au change finalement.

 

Source : Challenges

Commentaires